4e de couv par Jérôme Delnooz, Tamara Hannay, Andréa Mangué et Michel Recloux Wiechert-Fabry

Retrouvez ces livres à l’emprunt à la Bibliothèque Georges Orwell des Territoires de la Mémoire.

  • Je ne veux plus être un loup !

    Le loup ne veut plus faire peur, la chèvre s’ennuie, toujours attachée à un poteau… Les animaux en ont marre des caractéristiques dont on les affuble toujours dans les histoires, et des scénarios belliqueux qu’on leur fait jouer. Ils décident tous ensemble de reprendre leur destin en main, d’organiser une grande fête pour prendre soin les uns des autres et découvrir qui ils sont.

    Casterman, 2025

  • Invisibles

    Un ixième livre pour nous expliquer la mythologie grecque ? Pas vraiment. Derrière chaque page donnant la version traditionnelle du mythe incarné par son héros, se cache une version féministe de l’histoire qui remet en lumière ses personnages féminins : derrière Agamemnon, Iphigénie, derrière Thésée, Ariane… Au jeune lecteur de partir à la recherche de ces histoires tues, que lui révèlera le filtre rouge.

    Casterman, 2025

  • Queer

    Anamosa continue à publier son encyclopédie, cette fois, c’est le mot queer qui est mis à nu. Il reprend ici tous ses sens, toutes ses définitions, toute sa nuance. Si son premier usage était d’humilier les personnes homosexuelles et transgenres, celles-ci se sont réappropriées le terme pour revendiquer leur genre, leur orientation sexuelle, queer est alors devenu un terme rassembleur sur un projet, celui de devenir soi. Clair.

    Anamosa, 2025

  • Les guerres invisibles - Tome 1

    Japon, fin des années quarante. La guerre est finie, et pourtant, ce manga nous raconte le destin croisé de quatre personnages queers pour qui les combats font toujours rage. Des luttes pour survivre, mais aussi exister, avoir une voix et une dignité. Ici, nul portrait de figures fortes et résistantes, mais bien des individus faillibles, pétris de contradictions, ballotés à l’intersection de l’histoire et des systèmes que sont le genre et la nation. L’autrice américano-japonaise nous livre le premier tome de ce drame intime et historique à la fois. La suite vient de sortir en janvier 2026 !

    Casterman, 2025

  • Diane Arbus

    Photographier les invisibles

    « Je crois vraiment qu’il y a des choses que personne ne verrait si je ne les photographiais pas ». Photographier l’invisible, c’est la mission que se donne Diane Arbus dans les années 1960. À travers l’objectif, elle révèle au grand jour dans ses clichés « ceux que la société a appris à cacher et à qui elle tourne le dos » : travestis, handicapés, nudistes… Dans un sublime roman graphique, Aurélie Wilmet retrace les moments décisifs de la vie personnelle et professionnelle de la photographe américaine, de ses débuts dans le monde de la mode à son suicide dans son appartement à New York.

    Casterman, 2025

  • Fascisme tranquille

    affronter la nouvelle vague autoritaire

    Depuis quelque temps, cet intellectuel canadien avait l’intuition qu’une forme particulière d’autoritarisme se développait au Québec. À l’aide d’outils d’analyse issus de la sociologie des émotions et de la psychologie-sociale, il a pu dégager des mécanismes de « microfascisme », des phénomènes autoritaires qui se déploient « progressivement sur le plan affectif, préconscient, dans les interactions de la vie quotidienne et les discussions dans l’espace public ». Un terreau toxique de « fascisme tranquille » qui peut être le creuset d’un régime politique autoritaire plus décomplexé. Le basculement avec le second mandat du voisin Trump l’amène d’ailleurs à décrypter le technofascisme US brutal ! Folco tente de comprendre, mais invite aussi à sortir de la sidération et à changer nos institutions démocratiques et capitalistes. Comme le dit le poète Hölderlin : « Là, où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ».

    Écosociété, 2025

  • Siamo tutti antifascisti

    Si pour les étudiant.es il existe le petit bitu, pour les antifas vient de sortir ce recueil de chansons contre l’oppression, de 1791 à 2022, de la Révolution française à la résistance iranienne en passant par les Brigadistes antifranquistes et la lutte des Afro-américains. En plus des paroles, vous trouverez la petite (et grande) histoire de la chanson, son contexte historique et politique et son usage par le peuple. À écouter en ligne. Karaoké !

    Playlist audio

    Éd. du Détour, 2025

  • Devenir fasciste

    Le manuel qu’on attendait ! Marre de lutter, le moment est venu de se fondre dans l’air du temps. Mais peut-on changer si facilement ? Heureusement, les maîtres à penser ne manquent pas et les sources d’inspiration sont nombreuses pour nourrir notre conversion. Mais sachons de quoi on parle, et voyons comment s’y prendre.

    Lux, 2025

  • Nacht und Nebel au camp d’Esterwegen

    Histoire de la loge Liberté Chérie

    Pierre Mortier est passionné d’histoire et bénévole au CEGESOMA et au CEDOM. Au départ de ce livre, il y a une quête mémorielle familiale qui l’amène sur les traces de la Résistance et du camp de concentration nazi d’Esterwegen. Il s’intéresse particulièrement à l’histoire de Liberté Chérie, « seule loge maçonnique identifiée qui a fonctionné durant plusieurs mois dans un camp de prisonniers NN », et ayant perduré après-guerre. Avec la caution d’historiens confirmés, Mortier comble un vide en livrant ici le résultat d’une recherche sérieuse et critique sur Esterwegen et Liberté Chérie. Un hommage dénué de mythification à ces quelques personnes qui ont « allumé ensemble une lumière » que les nazis tentaient justement de noyer dans la pénombre.

    Kvadrato, Centre d’Etude et de Documentation de la franc-maçonnerie belge (CEDOM), 2025

  • Crimes contre l’humanité à l’Esma

    Il n’y a pas que les nazis qui ont organisé des camps de concentration, l’Argentine n’est pas en reste sous la dictature militaire de 1976 à 1983. Des milliers de disparu·es, de mort·es, d’emprisonné·es dont 5 000 dans l’ancienne école de la marine en plein cœur de Buenos Aires, l’Esma. Ce livre explicite son fonctionnement : torture, assassinats, disparitions, viols, pouponnières, travail forcé, organisation économique et destruction des preuves. Une œuvre nécessaire étant donné l’élection de Javier Milei, de son cautionnement des crimes contre l’humanité et de la vague négationniste qui a suivi. Le Musée et lieu de Mémoire de l’Esma en subit les conséquences. Mémoire et résistance !

    Anamosa, 2026

  • Les Éclaireuses

    L’histoire du premier match féminin de football en France. Le dimanche 30 septembre 1917, 22 joueuses montent sur le terrain. L’auteur raconte l’histoire cabossée de Thérèse Brulé qui a alors à peine 20 ans et du chemin rempli d’obstacles patriarcaux, qu’elle a dû parcourir pour arriver à jouer ce match. Émancipateur.

    Les éditions du Félin, 2025

  • Faire taire le passé

    Comme Franz Fanon ou Aimé Césaire, l’auteur porte un regard décolonial sur l’histoire et peut ainsi à sa manière la réparer. L’auteur se pose la question de ce qui est mis en avant dans nos récits historiques : pourquoi on connait Fort Alamo et pourquoi on ne connaît pas la révolte des esclaves en Haïti ? Comment le pouvoir, l’État, impose certains silences et choisit certains faits. L’auteur écrit « Les forces que je vais exposer sont moins visibles qu’un coup de feu, la propriété de classe ou les croisades politiques. Je veux montrer qu’elles n’en sont pas moins puissantes. » Visibiliser.

    Lux, 2025

  • Tolkien contre les machines

    Les fachos de tous poils tentent de s’approprier Tolkien et son univers de fantasy en le salissant de leurs idées nauséabondes. Les livres de Tolkien dénoncent la tyrannie qui est la cause des violences qui dévastent la Terre du Milieu, comme une allégorie de notre monde. Les valeurs prônées dans son œuvre sont la solidarité, la paix, le respect de la nature, tout l’inverse de l’idéologie d’extrême droite, de l’autoritarisme, de la violence et de la destruction du vivant. Fantastique !

    Lux, 2025

  • La Tête dans le mur

    En exergue, une phrase de Lewis Caroll : « – Mais je n’ai nulle envie d’aller chez des fous ! dit Alice ». Et sous-titré : « un journaliste en déroute au Trumpistan ». Cet essai dépeint l’élection de Donald Trump en 2024 du côté de la frontière mexicaine, son mezcal, ses hallucinations et son « very very big wall ». Un récit qui serait ridicule s’il ne dépeignait pas une réalité si grave, celle du basculement de la démocratie américaine dans le fascisme, le racisme, le complotisme… Gonzo.

    Lux, 2026

  • La Bibliothèque et le survivant

    Cet ouvrage entrelace une double biographie. Celle d’un homme, Aram Andonian, intellectuel arménien exilé après le génocide de 1915, et celle d’un lieu, Nubar, la bibliothèque arménienne de Paris. Le premier a créé la seconde, et cette dernière est devenue le foyer du premier, mais aussi la gardienne de la mémoire de son peuple. En effet, dans un moment critique de destruction, « la bibliothèque apparaît comme une réponse à l’anéantissement ». Toute sa vie durant, Aram et ses proches se sont attelés à collecter, organiser et conserver des archives et des témoignages pour documenter le génocide mais aussi plus largement l’histoire des Arméniens. Une épopée narrée par Boris Adjemian, historien et directeur actuel de Nubar, dans un « beau livre » à la mise en page en miroir de ces deux destinées.

    Anamosa, 2025

  • La bataille culturelle

    On peut toujours compter sur Blanche Sabbah, alias @lanuitremueparis sur Instagram, pour ranimer notre flamme militante. Illustratrice, sociologue et historienne de l’art, militante écologiste et féministe, elle est une source d’inspiration et de réconfort pour son engagement à la fois joyeux, exigeant et infatigable. Son nouveau livre, pour lequel elle troque majoritairement le crayon contre la plume (la tablette graphique contre le clavier ?) nous livre quelques principes clés de cette pratique militante.

    Et qui de mieux qu’une bédéiste militante pour nous parler de bataille culturelle ?

    Casterman, 2025

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